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Comment pitcher son projet à un futur cofondateur

Convaincre un futur associé n'est pas convaincre un investisseur : il ne s'agit pas seulement de prouver que le marché est grand, mais de donner envie à quelqu'un de consacrer plusieurs années de sa vie au projet, à vos côtés. Ce guide propose une structure simple et des conseils concrets.

Mis à jour le 5 min de lecturePar l’équipe EasyCofounder

En bref

Pour convaincre un futur cofondateur, présentez en quelques minutes le problème et pour qui il compte, les preuves déjà obtenues, ce que vous apportez, le rôle que vous lui proposez et ce que vous offrez en échange. Un cofondateur cherche un problème qui l'intéresse, un partenaire fiable et un rôle à sa mesure : votre pitch doit répondre à ces trois attentes, puis ouvrir sur une collaboration test.

Sommaire
  1. En quoi un pitch à un cofondateur diffère-t-il d’un pitch investisseur ?
  2. Quelle structure donner à son pitch ?
  3. Que veut savoir un futur cofondateur ?
  4. Quelles questions anticiper ?
  5. Quelles erreurs éviter ?
  6. Où présenter son projet à des cofondateurs potentiels ?
  7. Comment adapter son pitch au profil visé ?
  8. Que faire après le pitch ?
  9. Questions fréquentes
  10. À propos de ce guide

En quoi un pitch à un cofondateur diffère-t-il d’un pitch investisseur ?

Un pitch à un futur cofondateur est une présentation courte du projet, destinée à donner envie à une personne de s'associer avec vous. Contrairement à un investisseur, votre interlocuteur s'engage avec son temps, sa carrière et souvent ses revenus : il juge le projet, mais surtout la relation de travail et le rôle proposé.

Investisseur ou cofondateur : des attentes différentes
InvestisseurFutur cofondateur
Ce qu’il engageDe l’argentSon temps et sa carrière
Ce qu’il évalue d’abordMarché, traction, retour possibleProblème, équipe, rôle proposé
Ce qui le convaincPotentiel de croissanceSens, confiance, autonomie
Suite attendueNégociation des conditionsCollaboration test, puis association

Quelle structure donner à son pitch ?

  1. 1Le problème : qui a ce problème, comment il se manifeste, pourquoi il compte.
  2. 2Les preuves : entretiens menés, premiers utilisateurs, ventes, retours concrets.
  3. 3La solution envisagée et ce qui existe déjà (maquettes, prototype).
  4. 4Ce que vous apportez : compétences, réseau, temps, financement.
  5. 5Le rôle proposé : responsabilités, autonomie, engagement attendu.
  6. 6Ce que vous offrez : statut de cofondateur, part du capital à discuter, conditions de démarrage.
  7. 7La suite : une collaboration test sur un objectif concret.

Gardez un ton honnête et concret : un futur cofondateur sera plus convaincu par trois retours clients précis que par des projections ambitieuses.

Que veut savoir un futur cofondateur ?

  • Le problème est-il réel et intéressant pour lui ?
  • Pourquoi vous, et pourquoi maintenant ?
  • Quel rôle aura-t-il réellement, avec quelle autonomie ?
  • Comment seront prises les décisions et réparti le capital ?
  • Comment le projet se finance-t-il dans les prochains mois ?
Exemple de pitch court

« Les cabinets d'architectes perdent un temps considérable à suivre leurs chantiers par e-mail. J'ai été architecte pendant huit ans et j'ai interrogé une vingtaine de cabinets : tous décrivent ce problème. Trois d'entre eux sont prêts à tester un outil dès qu'il existe. Je m'occupe des clients et du produit fonctionnel ; je cherche un associé technique pour construire l'outil, avec un vrai rôle de CTO et une part significative du capital. Je te propose qu'on construise ensemble un premier prototype en six semaines pour voir si on travaille bien ensemble. »

Quelles questions anticiper ?

Préparez des réponses honnêtes, y compris quand la réponse est « je ne sais pas encore » :

  • Combien de temps pouvez-vous financer le projet sans revenus ?
  • Qui d’autre a été sollicité, et pourquoi cela n’a-t-il pas abouti ?
  • Êtes-vous prêt à revoir l’idée si les clients disent autre chose ?
  • Comment envisagez-vous la répartition des parts ?
  • Que se passe-t-il si l’un de nous veut arrêter ?

Pour structurer les réponses sur le capital : répartition des parts entre cofondateurs.

Quelles erreurs éviter ?

  • Parler uniquement de la taille du marché, sans montrer le problème vécu par de vrais clients.
  • Proposer un rôle d'exécutant (« tu codes, je décide ») à quelqu'un qu'on veut comme cofondateur.
  • Rester flou sur ce que vous offrez, en espérant régler les parts « plus tard ».
  • Survendre l'avancement : la confiance perdue se regagne difficilement.
  • Exiger un engagement total immédiat au lieu de proposer une période de test.

Où présenter son projet à des cofondateurs potentiels ?

Votre pitch sert dans toutes vos rencontres : événements startup, réseau personnel, incubateurs. Sur EasyCofounder, il devient la base de votre annonce de projet, lue par les talents qui cherchent à cofonder. Voir aussi le guide pour trouver un cofondateur et, si vous cherchez un profil technique, trouver un CTO associé.

Comment adapter son pitch au profil visé ?

Le même projet ne se présente pas de la même façon à un développeur, à un commercial ou à un expert du secteur. Mettez en avant ce qui compte pour chacun :

Adapter son pitch selon le futur cofondateur
Profil viséCe qui l’intéresseÀ mettre en avant
Technique (CTO)Un problème intéressant à résoudre, une liberté de choix techniquesPreuves de demande client, rôle de décision sur le produit
Business / commercialUn produit vendable, un marché accessiblePrototype, premiers utilisateurs, cible précise
Produit / designDes utilisateurs à comprendre, un impact sur l’expérienceEntretiens utilisateurs, parcours à améliorer
Expert du secteurUn problème qu’il connaît bien, une opportunité crédibleCompréhension du métier, partenaires potentiels

Que faire après le pitch ?

Un premier échange réussi n'est qu'un début. La suite doit être concrète et limitée dans le temps :

  1. 1Envoyer un court résumé écrit : le problème, ce qui existe, le rôle proposé.
  2. 2Proposer un objectif commun sur quelques semaines (prototype, entretiens clients, premières ventes).
  3. 3Fixer un point régulier pour faire le bilan ensemble.
  4. 4À la fin de la période, décider ensemble de la suite : association, ajustement des rôles ou arrêt.

Questions fréquentes

Combien de temps doit durer un pitch à un futur associé ?

Quelques minutes suffisent pour présenter l'essentiel. Le plus important est l'échange qui suit : questions, réponses, discussion sur les rôles et la suite.

Faut-il un support de présentation ?

Ce n'est pas obligatoire. Quelques maquettes, un prototype ou des retours de clients sont souvent plus convaincants qu'une longue présentation.

Faut-il parler des parts dès le premier échange ?

Il est utile d'indiquer dès le départ qu'il s'agit d'un rôle de cofondateur avec une part du capital, puis d'en discuter précisément une fois l'intérêt confirmé, idéalement après une période de collaboration.

Comment présenter un projet encore au stade de l’idée ?

Mettez en avant le problème, les entretiens déjà menés et votre motivation. Soyez transparent sur ce qui reste à valider et proposez de le valider ensemble.

Comment convaincre un cofondateur déjà en poste ?

Montrez un projet concret et des preuves de demande, proposez un rôle à la hauteur de son expérience et une période de test compatible avec son emploi actuel. Soyez transparent sur le moment où un engagement à temps plein deviendra nécessaire.

Faut-il faire signer un accord de confidentialité avant de pitcher ?

Au stade de la recherche d'associé, beaucoup de porteurs de projet partagent leur idée sans accord préalable, car la valeur réside surtout dans l'exécution. Si des informations sensibles sont en jeu, un accord de confidentialité peut se justifier : faites-vous conseiller.

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À propos de ce guide

Ce guide a été rédigé par l’équipe EasyCofounder, plateforme de mise en relation entre porteurs de projet, talents et startups (un service IRPEA), et mis à jour le 4 novembre 2026. Il s’appuie sur les pratiques courantes de création d’entreprise et sur les questions posées par les membres de la plateforme.

Il fournit des repères généraux et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou financier. Pour votre situation, consultez un professionnel (avocat, expert-comptable) et les informations officielles d’entreprendre.service-public.fr.